Regreso de México, autorretrato, 2019
Imaginer les chemins empruntés par les âmes entre les mondes du visible et de l’invisible, leurs lieux de rencontre au cœur de la beauté mystérieuse du vivant, leurs palabres avec les oiseaux dans une forêt bleue, interrogeant le devenir de Sapiens, debout en bord de mer, au bord du bord.
" J’essaye de traiter de la disparition, de la symbiose. Figures et paysages s’entremêlent. Il s’agit de témoigner de la fragilité, la force malgré tout, la mémoire des mondes qui s’étiolent. Avec la tendresse amoureuse portée sur ces représentations d'animaux humains et non humains, minéraux, végétaux. Il y a quelque chose de brut, de naïf dans certaines images couleurs. J’ai parfois l'impression de reproduire les aquarelles de mon enfance sur les paysages et les figures qui m'entourent ou que j'hallucine. Ce sont des prise de vue instantanées, spontanées et intuitives, souvent au bougé. Pas de post production, Photoshop, Lightroom ou autre. Un développement numérique de base où je peux choisir de saturer les couleurs, voire “dégrader“ l'image. Je fais avec ce qui est là maintenant : la vitre de la voiture arrosée par la pluie, un plexiglass orange paravent sur une plage qui donne sa matité au cliché et un effet de double exposition, des réflexions parfois".
L'arbre sur la colline, aquarelle, 1976
" Les poètes sont des monstres. Ils nous aideront à traverser la nuit qui vient".
Christian Bobin